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When the walls come down feat. Penelope

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MessageSujet: When the walls come down feat. Penelope Sam 28 Jan - 21:58


When the walls come down
feat. Penelope & Elijah - Crédit image



Ça fait deux jours qu’on se planque et que je surveille si les flics viennent chez moi. RAS. J’ai piraté leur radio depuis mon pc portable et tout ce qu’on entend c’est de nouvelles agressions et meurtres. Je crois que je vais être tranquille un sacré bout de temps. Assez pour qu’on retrouve Tony. On n’a pas pu partir sans lui et impossible de le joindre sur son portable. Le 27 au matin je l’ai eu en ligne, il était en train de se défoncer. Il devait nous rejoindre et il n’est jamais venu. On a fait deux squats qu’on connait, des gars l’avaient vu mais pas depuis quelques jours. Il est où ce con ? Ça me rend fou ! Je ne veux pas le laisser mais on ne peut pas indéfiniment se planquer chez mon voisin. En plus on dirait vraiment que ça ne tourne pas rond en ville. Les flics parlent de quarantaine, de la venue de militaires, ça sent pas bon tout ça. J’en parle avec Lyra : je sors une dernière fois chercher Tony, si je ne le trouve pas on devra partir. On lui a laissé des messages partout où il pouvait passer, il nous retrouvera, il les comprendra.
Je quitte donc la maison en début de soirée. L’ambiance est trop étrange dans les rues. Je m’écarte dès qu’un mec tousse, je rase les murs pour éviter qu’on m’approche. Je n’ai pas mis de capuche car ça ferait louche, juste un bonnet pour masquer ma tignasse blonde et repérable. Juste au cas où. Je me dirige vers un troisième squat, il y a une odeur de mort c’est insoutenable. Je me force quand même et je trouve un cadavre. Ok, j’ai tué il y a bientôt trois nuits mais j’avais jamais vu de macchabé. Il doit pas être très vieux et la seule chose qui me rassure c’est que ce n’est pas Tony. Je l’appelle en parcourant rapidement les autres pièces. J’entends du bruit mais ce n’est pas lui. Je vois une fille qui boîte chelou. Elle me rappelle  le taré qui m’a sauté dessus sur le campus. Elle pousse un râle et tend des bras décharnés vers moi. Je fuis. Littéralement.

Je ne m’arrête de courir qu’une fois au bout de la rue. J’aurais jamais fait autant de cardio ! Je reprends mon souffle et reconnais le dealer de Tony. Il a une sale gueule. Je veux dire pire que d’hab. Je lui fais signe, on dirait qu’il a du mal à me voir. Il me dit qu’il a rien. Je m’en fou, je cherche Tony. Il me dit qu’il l’a vu cet aprem et qu’il délirait totalement à propos de morts qui se relèvent. Apparemment il a complètement pété un câble quand il a vu que le dealer avait été mordu. Moi-même je me recule. Je sais pas ce que Tony a pris mais je sais que je ne veux pas être contaminé. Je trace sans même lui dire au revoir. Il faut que je retourne au campus. Je dois récupérer mon arme. Je le sens, va falloir se défendre. Je quitte les bas quartiers, à un moment j’ai cru voir un mec penché sur un autre et… je sais pas ce qu’il faisait mais c’était pas normal. Mon cerveau a du mal à se repasser la scène, comme s’il l’a refusait. Je crois que le mec mangeait le bras d’un autre. Pas possible, pas vrai ? Mon portable sonne. C’est Tony ! Je décroche et il hurle dans le téléphone.

« Tony, je pige rien ! T’es où ? »
« J’ai rien pris ! J’te jure ! J’ai rien pris d’puis deux jours ! Ils sont morts et ils m’ont attaqué ! Ils m’ont poursuivi ! Et ils sont plein !!! »
« Qui ça Tony ? Dis moi où tu es ! »
« Lalaurie. Je... »

Ça a coupé. Merde ! Ok, je vais récupérer mon arme, puis je prends Lyra et on va à Lalaurie. Quelle idée il a eu de se cacher là-bas ! Je speed et j’envoie un texto à Lyra. Tony ok. V récup 1 truc, prépare tout + on récup Tony. Ne sors pas sans moi. Dangereux. Contamination.
Il me faut quinze minutes pour arriver au campus. Pas de bus, et j’y serais pas monté. Les gens roulent comme des malades, j’ai failli me faire renverser. Il y a des accidents, des bastons, j’ai vu un mec sauter du troisième, j’ai entendu des tirs, j’ai même vu les flics tirer sur des mecs. J’ai le cœur qui palpite. Je dois absolument récupérer ce flingue et retrouver Lyra.

Le campus ressemble à une ville fantôme. D’habitude à cette époque c’est la fête et le bordel dans toutes les confréries et sororités. Là c’est d’un étrange calme. Parfois j’entends de drôles de bruits, ou du verre qui se brise. J’ai même cru entendre des hurlements puis plus rien. Pas loin de la baraque des fils de pute il y a trois mecs bizarres qui déambulent comme s’ils étaient bourrés et ne savaient plus où aller. Je le fais moins de bruit possible et passe derrière la maison pour prendre le même chemin que j’avais pris il y a quelques jours. Je retrouve l’autre maison, le bosquet où j’ai laissé mon fusil. Je sers les dents, je tâtonne. Ouf ! Toujours là ! Je m’en empare et vais pour partir quand je me fais percuter par une tornade blonde. Putain ! Deux fois que je me fais avoir au même endroit. Je m’éloigne vite de la chose et la pointe avec mon fusil.

« Lève les bras ! T’as été mordu ? »

Mordue en fait. C’est une fille. Et je la connais. Fait chier.





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MessageSujet: Re: When the walls come down feat. Penelope Dim 5 Fév - 18:04


When the walls come down

« Ma chérie, ton père doit revenir aujourd'hui de son voyage d'affaire. Je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis quelques jours. Je m'inquiète. Et avec ce qu'il se passe en ce moment, je dois t'avouer que je ne suis pas rassurée. Je vais donc aller jusqu'à l'aéroport attendre son vol qui doit atterrir en fin d'après-midi. Prépare un sac avec le minimum. Et je dis bien « minimum » nous partirons après avoir récupéré ton père. Pour la destination, on verra avec lui. Je te demande de ne pas bouger et d'être prête pour partir. Je serais de retour si tout va bien vers 19h. Si tu ne me vois pas revenir vers 20h, prends tes affaires et on se rejoint au campus. Fais attention à toi. Je t'aime. Maman »

C'est en début d'après-midi que Penelope sortie enfin de son lit. Les nuits, depuis ce fameux soir, sont agitées, voir mouvementées. Elle n'en a rien dit à sa mère, même si celle-ci en a eut vent via les ragots. Mais, même en cherchant auprès de sa fille des réponses à ses questions, et surtout à ses suppositions, notamment les taches rouge sur sa robe de bal ; Penelope n'a rien dit. Elle est restée muette. Britney et Louisa sont introuvables depuis cette nuit. Seule Jordan a été d'une oreille attentive. Bizarrement, elle est la seule avec qui elle se sente bien.

Elle descendit à la cuisine et trouva le mot sur la table. Elle prit le papier et le lut, fronça les sourcils et regarda autour d'elle
« Maman ? ….. MAMAN !? »

Aucune réponse, cela va de soit. Elle se dirigea vers la fenêtre et regarda dehors. Le ciel était chargé de nuage gris, assombrit à certains endroit, devenant noir à d'autre. Ça faisait presque peur cette atmosphère chargé de mystère. La rue devant chez elle était vide. Des vélos d'enfants étaient tombés sur le sol, des ballons roulaient au grès du vent, les arbres également se ployaient par endroit.
Penelope regarda longuement sans vraiment le voir, l'homme qui marchait, ou plutôt, traînait les pieds. C'était étrange la façon dont il avançait, mais elle ne se posa pas plus de questions que ça. Comme si c'était normal. En fait, depuis cette nuit, la jeune blonde était déconnectée du monde extérieur.

Elle relut une énième fois le papier qu'elle tenait entre les mains, observa le téléphone fixe accroché au mur près de la porte de la cuisine, et après une seconde d'hésitation, se dirigea vers lui. Elle le prit et le porta à l'oreille : pas de tonalité. Froncement de sourcils, elle se mordilla la lèvre et monta à l'étage, attrapa son sac à dos et commença à y mettre quelques affaires. Le principal, après tout, elle pourra s'en acheter d'autre là où elle ira. Elle n'était pas du genre conservatrice. Et dépenser de l'argent était un de ses passes temps favoris. Trousse de toilettes, chaussures, son pc portable, des livres, elle aimait la lecture pour passer le temps, son journal, sa trousse à manucure, et elle tomba même sur le petit couteau que son père lui avait donné. Elle ne savait pas trop pourquoi, à l'époque, mais il lui avait dit qu'un jour, elle devrait s'en servir. Elle hésita avant de le jeter sur le lit. Une fois son sac fait, elle prit des affaires pour se changer, elle n'allait pas rester en pyjama. Après s'être douchée, elle passa un pantalon noir, un haut noir à capuche et des bottes hautes noir à talons également. En fait, elle s'habillait sans vraiment chercher à plaire, comme elle l'aurait fait habituellement. La lettre de sa mère la rendait tellement perplexe, qu'elle se focalisait juste sur le fait de se sentir bien dans ses fringues. Le petit couteau elle le fourra dans sa poche de manteau, le sac sur le dos, elle attrapa son téléphone, regarda si elle avait un appel, mais rien, même pas de réseau
« Etrange ... »
Dit-elle à elle-même.
Avant de sortir, elle fit le tour de sa chambre du regard, il y avait encore pleins de choses qu'elle aurait emmener si son sac le pouvait.

De retour dans la cuisine, la jeune demoiselle regarda la pendule : 18h. D'ici une heure elle serait partie, elle en était certaine. Elle resta à attendre, grignotant et buvant pour apaisé les maux d'estomacs qui se faisaient sentir, dû à la faim. Elle mit d'ailleurs quelques victuailles dans son sac, des denrées facilement transportable et non périssable. De toute façon, ils s'arrêteront sur la route et mangeront un morceau. Un bon plat bien garni. Ses parents seront bientôt là et ils partiront. Pourquoi ? Cette question s'insinua dans son esprit. Pourquoi devaient-ils fuir leur maison. Leur ville ? Allaient-ils partir loin ?
Les phares d'une voiture la sortirent de ses pensées. Elle leva la tête et couru vers la fenêtre, un sourire sur les lèvres : ses parents étaient là. Elle poussa le rideau mais non, ce n'était pas leur voiture.
La voiture venait de percuté un homme. On aurait dit le même qui traînait un peu plus tôt. Le conducteur du véhicule sorti pour aller voir si il n'avait rien. Penelope regarda la scène, elle reconnu son voisin, un homme gentil, père de famille. L'homme au sol se releva. Stupéfaction autant pour le conducteur que pour la jeune femme. Elle porta sa main à sa bouche pour retenir un cri lorsque celui-ci se jeta au cou de l'autre. Du sang gicla. Le visage d'Elijah passa devant ses yeux horrifiés, le bruit des coups de feu, le sang, les cadavres. Elle prit peur. Que se passait-il ? Depuis longtemps elle se sentait perdue et seule à la fois. Paniquée, elle se rua vers la porte d'entrée après avoir prit ses papiers et se mit à courir. Elle ne se sentait plus en sécurité ici, elle devait partir. Elle couru longtemps jusqu'au campus. Croisant des voitures abandonnées, entendant vaguement des cris au loin, tout les sons et toutes les images étaient flous.
Sa mère la rejoindrait forcément ici, au campus, comme elle le lui avait dit. Elle se pensait en sécurité à cet endroit.

Le campus était désert. Elle erra doucement, le petit couteau tenu fermement dans sa main, caché dans sa poche. Le bruit de ses talons résonnaient étrangement dans ce couloir vide
« Y'a quelqu'un ? »

Elle regarda à travers des portes mais tout était désert. Des bruits la firent sursauté. Son cœur battait si fort qu'elle retrouvait les mêmes désagréables sensation que cette soirée d'épouvante.
Le bruit de pas autre que les siens la firent se stopper. Des pas qui se rapprochaient encore et encore. Des gémissements, elle recula ne sachant où aller, et tourna dans un autre couloir. Elle se mit à courir, plus vite, encore plus vite. Une porte qu'elle connaissait bien se trouva devant elle, elle sortie et percuta quelqu'un
« AÏEUH ! »
Elle tomba au sol, sonnée, prit quelques secondes pour se remettre et entendit une voix qu'elle mit du temps à reconnaître. Penelope écarquilla les yeux lorsqu'elle reconnu son pire cauchemar, mais le pire c'est le fusil qu'il pointait sur elle
« Non ! Non je ne suis pas mordue ! »
Dit-elle en levant les mains après s'être assise sur le sol
« C'est toi qu'est mordu ! Connard ! »
Hurla-t-elle réalisant qu'elle risquait sa vie, mais à ce moment là, elle s'en foutait
« Va pointer ton flingue ailleurs, y'a des gens bizarres dehors au cas où t'aurais pas remarqué, bouffon ! »
Dit-elle en tremblant, cette fois, son regard passait du fusil, au blond, puis vers la porte, qu'elle pointa du doigt
« Y'a un mec dedans, il me suit et si tu pouvait faire un truc de bien dans ta putain de vie, serait de pointer ton arme ailleurs ! » cria-t-elle un peu plus fort, pour le faire bouger.
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MessageSujet: Re: When the walls come down feat. Penelope Dim 12 Fév - 17:48


When the walls come down
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Je ne sais pas ce que j’ai fait dans mon ancienne vie pour avoir autant la poisse dans celle-ci. Je m’échappe, je tombe sur une fille qui était dans la cave, je reviens sur le campus, je tombe sur une autre. Je leur ai laissé la vie sauve et voilà qu’elles me persécutent. Bon au moins, elle n’est pas mordue. Je la crois. Sinon je suis certain qu’elle m’aurait demandé pourquoi je lui posais la question. Réflexe à la con qu’ont beaucoup de gens. Bref. Voilà qu’elle me sort que c’est moi qui suis mordu. Je fronce les sourcils. En fait elle est blonde et elle n’a pas du comprendre ma question. Et la voilà qui hurle, m’insulte pour ensuite me demander son aide. Une fraction de seconde je me vois lui mettre un coup de crosse pour qu’elle ferme sa putain de gueule. A la place je lui fou simplement une gifle. Putain que ça fait du bien. Je me rapproche d’elle en un éclair. Mode ninja ! Ah, ah. Je suis collée à elle et je lui parle avant qu’elle gueule encore, profitant de son choc.

« Ecoute moi bien, tu vas fermer ta gueule si tu veux pas mourir. Je ne ferais rien pour toi, je m’en fou de ta vie, ok ? La fac c'est terminé, c'est toi la merde aujourd'hui ! »

Jamais j’ai parlé comme ça. Je crois que c’est l’adrénaline. Et aussi que depuis le carnage dans la cave, quelque chose a changé en moi. Comme si une vanne avait pété et que toute la haine contenue depuis mon enfance se déversait. Faut plus me faire chier. J’ai tué une fois et j’ai aimé ça. Je peux recommencer.
Je jette machinalement un œil vers la maison dont elle parle. Il y a bien quelqu’un, un contaminé. Je ne vais pas m’en approcher et il a l’air de vouloir sortir. Je regarde autour de nous, dans la rue il y a deux trois malades qui errent mais vers nous.

« …chier. »

Je la contourne sans la calculer, je vais devoir faire un détour pour repartir. Avec ses cris elle nous a fait repérer. J’accélère le pas, je garde mon fusil à la main, prêt à me défendre. Y’a des pas derrière moi, je jette un œil et la vois qui me suit. Je m’arrête à cent mètres.

« Tu fais quoi là ? »

Surgit un mec de nulle part, non une nana mais vu la dégaine ça saute pas aux yeux. Elle a les tripes a l’air mais elle marche. Je fais un bond en arrière ; bien sûr que je flippe ! Vous croyez que j’en croise tous les jours des espèces de morts cannibales qui marchent ??  La chose se rue vers la blonde et la fait tomber au sol avec son sac. Elle hurle. Merde, merde, merde ! Je sais que je vais le regretter, que mon humanité va me perdre. Je peux pas tirer de si près, je risque de blesser miss pompom girl. Alors je prends le fusil par le canon et abat la crosse sur le crâne de l’agresseuse. Une fois, deux fois, trois fois. Elle bouge plus et y’en a partout. Du sang, des petits os, du liquide cérébral. Et des tripes. C’est la fête ! Je bouge le corps du pieds et tends la main à Penelope.

« Maintenant ou jamais. »






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MessageSujet: Re: When the walls come down feat. Penelope Mar 21 Fév - 16:36


When the walls come down

La blonde en devient presque hystérique. Ce qui devait être des retrouvailles avec ses parents en devient juste un deuxième cauchemar. Non seulement elle se retrouve poursuivit par elle ne sait quoi, mais en plus elle est devant son pire cauchemar …
Ce n'est pas une demande qu'elle lui fait, mais plutôt un ordre. Il est armé, pas elle. Et celui qui la course depuis son arrivée, n'est pas prêt de s'arrêter. Il fait sombre, les bruits font froid dans le dos, c'est encore pire que la fameuse nuit … quoi que... elle fini par avoir des doutes la dessus. Quelle nuit peut être pire qu'une autre quand on se trouve face à Bloodshire ?

Alors qu'elle lui suggère à sa manière de se débarrasser de la « chose », elle est soudain frappée au visage. Sa tête bouge sous le coup de l'impact, elle porte sa main à sa joue qui devient chaude sous sa paume et ouvre la bouche de stupeur. Les yeux écarquillés, elle n'a pas le temps de riposter qu'il se trouve déjà contre elle, pour la faire taire. Elle l'écoute à peine, les bourdonnements dû à la douleur qui lui vrille l'oreille s'élance dans sa tête et commence à lui faire mal. Elle est aussi en colère et vexée de l'humiliation qu'il vient de lui faire. Comment ose-t-il ? … mais elle n'a pas le choix, si elle reste seule, elle risque de ne pas finir entière. Et si elle peut sollicité un peu de son aide pour se sortir de ce mauvais pas, elle saura se faire aussi docile qu'une biche.

La blonde sert les dents et relève son regard devenu haineux vers le jeune homme. Elle se retient de lui dire ce qu'elle pense mais elle ne dit rien alors que le blond bouge, absorbé par quelque chose derrière eux. À son tour elle tourne la tête et cherche ce qu'il regarde. Il fait de plus en plus sombre, et les peu de luminaires qu'il y a dans le coin, éclair peu voir plus du tout. En fait ce sont les pas et les râles qui donnent le plus la chaire de poule. Elle flippe, passe la main dans sa poche et trouve son petit couteau. Oh ! Ce n'est pas avec ça qu'elle pourrait tuer quelqu'un, mais elle peut faire mal. D'ailleurs, l'idée lui vint : si elle le plantait dans le bras de Blood ? Elle était dans ses pensées lorsqu'elle se rendit compte que le blond était plus loin et que les bruits se rapprochaient. Instinctivement, elle le suit, ce qui n'a pas l'air de lui plaire. Et quand il lui demande ce qu'elle fait, elle lui affiche un sourire moqueur. Puisqu'il lui a demandé de se taire, elle ne lui dira rien. Il n'aura cas se contenter de ses mimiques.

Elle était là à se foutre de lui intérieurement, d'ailleurs elle l'avait déjà assassiné au moins 10 fois dans sa tête, lorsqu'elle se retrouva au sol, encore. Ce qui venait de la percuter essayait de la mordre
-Aaaah !!! Aaaaaa l'aiiiideeeeeeee !
Criait-elle tout en essayant de repousser de ses mains le corps qui se trouvait contre le sien. La blonde se débattait comme elle pouvait. Elle se voyait déjà mourir, l'autre ne viendrait sûrement pas l'aider. Et pourtant. Elle senti du liquide sur son visage. Elle entendit des bruits d'os cassés. Elle sentit le poids d'un corps inerte contre le sien. Son cœur battait à tout rompre. Ses tympans s'enflammaient sous le coup de la peur. Elle suffoquait, prête à mourir à cet instant et puis plus rien. Plus de bruits, plus de mouvements.

Penelope ouvrit un oeil et trouva devant celui-ci un visage horrible, ensanglanté, défiguré. Elle sentit un haut le cœur et son corps se mit à trembler. Et puis elle ouvrit l'autre lorsque le corps tomba au sol poussé par Elijah. Elle resta tétanisée, des larmes coulant le long de ses joues, toujours allongée sur le sol. La main du jeune homme se retrouva devant ses yeux mouillés. Elle resta quelques secondes à la fixer. « Maintenant ou jamais » qu'il lui dit. Elle prit sa main et se releva, couverte de sang, de liquide visqueux, de cervelles et d'os. Elle ne tint pas et se mit à vomir le peu qu'elle avait dans l'estomac.

Après une bonne minute, elle s'essuya la bouche et releva ses yeux humides
-T'aurais pu me laisser mourir, pourquoi t'as fait ça ?
Demanda-t-elle surprise, mais au fond d'elle elle était contente qu'il l'ait fait.
-J'étais venue rejoindre mes parents, je … je sais pas si ils sont là … je sais rien en fait …
Elle était perdue, décontenancée, anéantie.
-Merci
Finit-elle par dire.
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MessageSujet: Re: When the walls come down feat. Penelope Ven 24 Fév - 21:53


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Je n’ai pas le temps d’avoir la réponse, un monstre saute sur la blonde. Elle se débat et le combat est perdu d’avance, alors je ne sais pas trop pourquoi, mais je l’aide. Je suis encore humain, sans doute pour ça. Ce qui me rassure en un sens. Ça veut dire que je ne suis pas devenu un monstre moi aussi. Même si j’ai tué. Ils l’avaient mérité de toute façon. Bref. Je lui tends la main, ce sera la seule fois, je m’en fais le serment. Heureusement pour elle, et peut être pas pour moi, elle la prend sans broncher et je l’aide à se relever. Je lui lâche aussitôt la main, c’est pas ma copine non plus ! En prime, elle dégueule.  Glamour ! J’attends tout en surveillant les alentours.
Elle se calme et voilà qu’elle me pose la question à un million. J’en sais trop rien alors je ne réponds pas. Parce que je ne suis pas un salop ? Parce que je suis lâche au point de ne pas m’être résolu à l’abandonner ? Parce que je ne l’ai pas tuée donc je ne me voyais pas la laisser se faire tuer sous mes yeux sinon ça reviendrait à la tuer et même si elle est conne, elle le mérite pas ? Bref, j’en sais rien. Elle n’attend pas de réponse, je crois, ou pas vraiment, car elle me parle de ses parents. Qu’est-ce qu’ils foutraient à la fac ? Je fronce les sourcils. Elle me remercie, je soupire.

Qu’est-ce que je vais faire d’elle ? Bonne question. Et je sens que ça aussi je vais le regretter. Elle me supplie de ses grands yeux. J’avais jamais fait gaffe qu’elle avait un léger strabisme. Ça lui va bien. Moi, j’aime pas la perfection de toute façon. Même si je trouve Lyra parfaite avec ses imperfections. Parlant d’elle, je dois me dépêcher de rentrer. Elle doit se faire un sang d’encre !

« Restons pas là. J’ai du monde à retrouver. Tu peux rester avec nous cette nuit. »

Evidemment, je suis loin de me douter que mes actes d’il y a quelques jours lui permettront de me demander plus qu’une nuit…
N’attendant pas, je commence à avancer. Elle me suit, pas vraiment le choix. Je la laisse se caler à mon rythme. Je speed mais pas trop non plus car faut être prudent. Plus on se rapproche du centre-ville, plus il y a de monde. Et par monde, j’entends surtout : cannibales. C’est là qu’il y a eu le plus de contaminés, plus ceux qui étaient dans les hôpitaux et autres dispensaires. Ensuite vous ajouter le bordel causé par les accidents de ceux qui voulaient fuir la ville, plus les casseurs qui ont peut-être pensé qu’une télé allait les aider. Tiens… Je veux envoyer un message mais le réseau standard est coupé. Je peste en regardant mon téléphone.

« Les salops. On va aller chercher des armes. »

Autant qu’elle me serve à quelque chose. Elle me demande qui je traite de salop.

« Si réseau coupé, ça veut dire qu’ils ne veulent pas qu’on apprenne ce qu’il se passe ici. Ça veut dire quarantaine, ça veut dire tirer à vue, ça veut dire qu’on va devoir se défendre contre eux », dis-je en pointant un malade, « et l’armée. On est doublement dans la merde. »

Je crois bien que personne ne me poursuivra pour ce que j’ai fait. Il faut voir le positif ! J’accélère le pas, me faufile entre les voitures en faisant attention. Je l’entraîne vers l’armurerie la plus proche. Comme quoi, ça sert d’être parano et à côté de la plaque ! J'ai bien fait de lire la série Tomorrow quand j'avais dix ans. Je suis prêt. En théorie.







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MessageSujet: Re: When the walls come down feat. Penelope Lun 20 Mar - 15:58


When the walls come down

« Merci » ce simple mot venait de lui écorché la bouche. Elle se jura à ce moment là qu'elle ne le dirait plus. Pourquoi lui dire merci alors qu'il avait tué son petit ami quelques jours plus tôt ? Peut-être parce qu'il venait d'être contradictoire avec l'image qu'il veut donner de lui et qu'elle fut surtout surprise par son geste.
Mais qu'adviendra-t-il d'elle par la suite ? Pour l'instant elle n'en était pas là. Une fois remise des ses émotions, elle regarda autour d'elle
-Et mes parents ?
Insista-t-elle tout en trottinant derrière lui. Après qu'elle ait ramassé son sac, elle ne se voyait pas rester seule ici
-Ma mère m'a donné rendez-vous ici, elle est partie chercher mon père à l'aéroport, il rentrait de voyage aujourd'hui
Dit-elle un peu plus fortement pour que l'information lui arrive, mais il n'avait pas l'air de bien l'entendre. La blonde accéléra le pas pour le rattraper, et le regard que lui lança le blond était rempli de stupéfaction. Visiblement elle n'était pas consciente de ce qui se passait autour d'elle, de ce qui se passait en général.Elle continuait à vivre dans sa bulle
-Et c'est qui « nous » ?
Dit-elle tout en le suivant, essayant de garder le même rythme de marche
-J'ai mal aux pieds !
Elle s'arrêta quelques secondes contre un petit muret et releva son pied qu'elle massa à travers sa botte, mais un bruit, une sorte de râle comme elle avait entendue plus tôt, la fit sursauté
-Attends moi !
Dit-elle en accélérant le pas cette fois, tout en jetant des regards nerveux alentour
-Mon sac est lourd …
Elle lui jeta un regard en coin, attendant qu'il se propose à lui porter mais il n'en fit rien
-On va où ?
Insista-t-elle ne cessant de gémir et de se plaindre

Lorsque le blond s'arrête et regarde son téléphone, elle hausse les épaules tout en croisant les bras contre sa poitrine
-Tu crois vraiment que si ça marchait je serais là avec toi ? J'aurais déjà eu ma mère en ligne et nous serions loin en ce moment
Elle relève le menton et le nargue, un petit sourire en coin
-T'es pas plus à la page que moi sur ce qu'il se passe ici, les réseaux ne marchent plus et les lignes de téléphone sont coupés, on est coupé du monde …
Finit-elle par dire, tout en prenant conscience de ses mots. Elle frémit et se frotta les bras, et Elijah commence à sortir des spéculations qui la font écarquillées les yeux
-Quoi ? Quoi ? QUOI ?!  … comment ça l'armée ? Et qu'est-ce que tu veux dire par « ON va devoir se défendre contre EUX ? »
Dit-elle en glissant son regard sur les marcheurs loin d'eux mais qui étaient là sortant de la pénombre
-Je ne sais pas me défendre … je ne sais pas me servir d'une arme .. contrairement à d'autres …
Glissant un regard appuyé sur lui cette fois, rempli de sous entendus
-Je n'ai que ça sur moi
Elle enfoui sa main dans sa poche et en ressort ceci http://image.noelshack.com/fichiers/2017/12/1490021588-laguiole-esteve.jpg
Lui montrant en le tendant vers lui.
Fiche (c) Espe



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MessageSujet: Re: When the walls come down feat. Penelope Lun 20 Mar - 22:27


When the walls come down
feat. Penelope & Elijah - Crédit image



Elle parle, elle parle, elle pose plein de questions que j'ignore. Bon sang cette fille a un débit de paroles, c'est abusé. Je reste focus et ne lui parle que pour dire à haute voix mes pensées. Evidemment elle flippe. Elle me sort un petit couteau auquel je jette un oeil.

« N'essaie pas de planter ça dans un crâne, il pétera sur l'os. Vise les yeux.»

Elle me regarde comme si je parlais chinois ou que je lui proposais un plan un quatre avec son père, son chien et un gamin de cinq ans. Ok, j'imagine que mes propos sont choquants. Pas tous les jours qu'on parle de comment tuer des gens comme s'il s'agissait d'un coup au billard. Sauf que là, il n'est pas questions de gens. Enfin, pas d'être vivants puisqu'ils sont morts. Je soupire.

« Ecoute, ta mère, si elle a pu atteindre l'aéroport, ne reviendra pas. Soit elle est bloquée là bas soit... soit elle ne peut pas revenir. Nous c'est Lyra et Tony, mes meilleurs amis. Tu les connais sûrement. »

Réfléchis, un drogué et la fille que ton mec et ses salopards de copains ont violée il y a deux mois. Je prends une profonde inspiration.

« Je vais pas te porter et tu vas virer des trucs de ton sac ou le porter en silence. Parce que s'ils nous entendent, on est foutus, tu piges ? Ils c'est eux, les contaminés. Et oui, tu vas devoir apprendre à te défendre jusqu'à ce que ça se tasse. Et là, on va chercher Tony, y'en a pour vingt minutes à pieds. A prendre ou à laisser. »

Elle hoche la tête sans broncher cette fois. J'imagine bien que ça doit fuser mais que les râles et autres hurlements au loin lui donnent la marche à suivre. Nous repartons.
Sur le chemin jusqu'à la Maison Lalaurie, on croise quelques non-morts dont je m'occupe. Pas de horde, ouf. Mais parfois on se planque pour les éviter justement. On parvient là où se cache Tony et grâce à notre sifflement qui nous sert de code, il sort de sa cachette. Il est dans un état pitoyable. Ses fringues sont sur-dégueu, il pue, ses cheveux commencent à faire des locks, la misère. Son sourire à Penelope ne la rassure pas mais m'amuse. La voilà en route avec deux tarés, bien que différents...



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