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The day I die

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MessageSujet: The day I die Lun 13 Fév - 0:08





The day I die

Bas quartiers. Un soir de Juillet 2016.
Cela faisait une semaine déjà que nous le traquions. Un dealer de drogues, mais pas une petite frappe. Un mec qui avait le bras long et qu'il serait intéressant de coffrer. Parce qu'en le surveillant nous avons découvert qu'il ne revendait pas que de la coke et autres substances. Il donnait également dans le trafic d'être humains. Cela m'avait rendue folle ! Si mon coéquipier ne m'avait pas retenue, je peux vous jurer que je serais déjà aller m'occuper de lui. Je ne supportais pas l'idée que ces filles soient enfermées, certainement violées, droguées, battues. 2016 et l'esclavage existe toujours.

Nous sommes en position, nous attendons le SWAT. Sauf que dans la vie on ne peut pas tout prévoir. Ils sont sur écoute et ils ont été avertis que nous arrivions. Ils veulent se débarrasser des filles. Je jette un regard affolé à Nate. Il contacte les renforts pour qu'ils s'activent, je trépigne.

. NAOMIE|On ne peut pas les attendre ! Il faut intervenir ! 

Je suis bien consciente que nous deux plus les deux collègues à l'arrière c'est un risque énorme. Ils sont dix à l'intérieur, armés jusqu'aux dents. Mais il y a soudainement des cris de peur dans la vieille maison, puis hurlements de terreur. je m'élance, je ne peux pas laisser faire. La porte d'entrée s'ouvre et une fille se rue à l'extérieur, elle se fait cribler de balles avant que je ne l'atteigne. Je serre les dents et je vise le type à l'entrée. Je ne fais pas de quartiers, je vise sa tête. A l'intérieur ça hurle toujours et ça court dans tous les sens. J'ai peur mais je ne tremble pas, j'avance en faisant attention. Je repère un type qui pointe son arme sur moi, je saute presque dans une pièce ouverte sur ma droite. La balle n'est pas passée loin. Un autre arrive, aussi discret qu'un éléphant. Je suis accroupie, le temps qu'il me cherche du regard, je lui tire deux balles dans le corps. Il s'écroule.





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MessageSujet: Re: The day I die Mer 15 Fév - 17:59



The Day I Die

Dans la carrière de chaque flic il y a une affaire glauque, du genre qu'on aimerait zapper et bien en ce mois de Juillet 2016, je crois que je suis en train de vivre la mienne. Un mafieux, un gros porc qui a jugé bon de faire dans le trafic d'êtres humains en plus de ses petites affaires. Je supporte pas ces mecs, j'ai qu'une seule envie, c'est de leur foutre mon poing dans la gueule et de leur couper les couilles ! Naomie a même eu envie de le buter elle même mais heureusement, j'ai réussi à la retenir et à lui faire comprendre que ce n'est pas vraiment la bonne solution. Naomie c'est mon équipière. On bosse ensemble depuis son arrivée au poste et même si au début, j'ai crisé plusieurs fois parce que j'arrivais pas à la canaliser, aujourd'hui, notre relation est devenue amicale, presque fraternelle. Je sais que si il lui arrive un truc, je le vivrais mal.

Ça fait une plombe qu'on est planqué, qu'on attend que les SWAT se bougent le cul et se ramènent mais depuis une bonne heure maintenant, on est que tout les deux. Forcément, les choses ne peuvent pas se passer normalement et tranquillement puisque depuis quelques minutes maintenant, ils savent que les flics sont là, que nous sommes là. A côté, Naomie boue intérieurement et la connaissant je sais que ça ne va pas tarder à se voir extérieurement. Elle flippe pour les femmes qui sont encore dedans parce que tout comme moi, elle sait qu'ils vont s'en débarrasser et que c'est la première chose qu'ils vont faire.

Les minutes passent et tout comme elle, j'ai envie d'intervenir mais les ordres sont les ordres. C'est con mais c'est comme ça. 'Tain je jure que dés que ce con qui dirige le SWAT se pointe, je lui colle mon poing pour lui apprendre la ponctualité ! Mes yeux fixent la porte d'entrée de la maison qu'on surveille. J'appelle vite fais les collègues par radio pour m'assurer qu'ils sont en place. Il n'y a plus qu'à attendre maintenant... Seulement voilà, les choses semblent dégénérer à l'intérieur, ça crie, ça hurle et il n'en faut pas plus à mon équipière pour se lancer en direction de la maison. J'ai beau lui crier de revenir, elle fait la sourde oreille, le genre de truc qui m'insupporte. Je jure après elle et à mon tour, je me lance sur ses traces.

- Naomie déconne pas !

Rha mais elle va me rendre barge putain ! Alors qu'elle approche de la maison, la porte s'ouvre, je vise immédiatement, prêt à tirer pour couvrir la jeune femme. C'est une femme qui sort mais avant même qu'elle ait pu franchir le seuil, elle se fait abattre comme un chien. Je vois Naomie se mettre en position de tir, elle tire une balle et se relève pour entrer dans la maison. Je la suis et je m'arrête quelques secondes à l'entrée de la vieille baraque. Dedans c'est le bordel et j'ai perdu Naomie de vue... J'entend des coups de feu et mon coeur fait un bond dans ma poitrine. Prêt à faire feu, j'indique silencieusement aux filles que la voie est libre, qu'elles peuvent sortir. L'une d'elle est accroupie dans un coin et il me faut plusieurs secondes pour la convaincre de sortir de la maison. Forcément c'est pas la même langue qu'elle parle... Dehors d'ailleurs, j'entend que les renforts arrivent. Bordel c'est pas trop tôt !

J'avance doucement dans la maison, je suis au rez de chaussée, Naomie est là aussi, quelque part. Je suis prudent, je suis à l’affût de tout et alors que je tourne dans une pièce, je m'aperçois qu'un mec tient ma collègue en joue. Pas le temps de réfléchir je fais feu, il est touché dans la nuque et il s'écroule juste derrière la jeune femme. Je me précipite vers elle.

- Bordel va vraiment falloir que t'arrêtes tes conneries putain !
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MessageSujet: Re: The day I die Lun 20 Fév - 16:37





The day I die

Bas quartiers. Un soir de Juillet 2016.
Ils ont l’avantage de connaître leur maison alors j’avance à tâtons. J’ai bien aperçu quelques filles dans le couloir mais je sais qu’elles sont plus nombreuses que ça. Il faut les sortir de là. J’abats celui qui n’était pas discret, dans ces moments je ne réfléchis pas à mon droit de vie ou mort sur les gens. Ces hommes-là ne sont pas humains. Du coin de l’œil, je perçois des mouvements sur le côté, pas le temps de tirer que Nathan l’a déjà fait. Il m’a possiblement éviter de prendre une balle en traître. En revanche il est furieux contre moi.

. NAOMIE|Moi aussi je t’aime ! Allons sauver ces gamines, tu m’engueuleras après.  

Il me passera un savon, la hiérarchie aussi mais là, à cet instant précis, ça n’a aucune espèce d’importance. Je ne pense qu’à ces filles, certainement mineures, filles et sœurs de quelqu’un, qui sont terrorisées et ne savent pas si elles vont finir comme les autres : lâchement assassinées. Car on sait bien qu’ils ont commencé le ménage.
Cette fois j’avance en duo avec Nate. Je le laisse mener, je n’oublie pas toujours que c’est lui le chef. On ratisse le rez de chaussée, un autre gars nous tire dessus mais on lui fait rapidement sa fête. Il y a du bruit à l’étage mais aussi à la cave. Pour moi, elles sont en bas mais c’est peut-être un leurre. Descendre est aussi dangereux que monter. La porte arrière s’ouvre, on braque et ils ont eu chaud ! Ce sont nos collègues qui surveillaient l’arrière. On se fait des signes, et c’est eux qui optent pour le sous-sol.

On monte donc les marches, lentement et on a juste le temps de s’abaisser pour éviter une salve. De là, échanges de tirs à l’aveuglette. Ce sera au premier qui craque pour se montrer ou… On entend le bruit d’un chargeur vide. C’est maintenant ou jamais. Nate me fait signe et on monte en speedant et tirant. Le mec a juste le temps de claquer son chargeur qu’on le trou avec nos balles. En bas aussi ça tire. Où sont les filles ?!
Première pièce : RAS. Deuxième : RAS. Il en reste trois. Dans la troisième, il y a plusieurs filles. Je regarde s’il y a quelqu’un dans les coins : non mais il y a une porte qui communique avec la pièce d’à côté. On peut les prendre en sandwich s’ils sont bien dans la dernière. On se met d’accord avec Nate. D’abord je m’approche des filles, j’essaie de savoir s’il y a d’autres filles dans la pièce à côté. Si on canarde les murs et puis les mecs dans la pièce, on veut éviter les dommages collatéraux. Mais elles sont trop effrayées pour comprendre ce que je dis. Et là, tout va très vite.

Il y a comme une explosion, de la fumée dans le couloir. Certainement le swat. Je crois voir Nate tirer, je veux le rejoindre mais la porte communicante s’ouvre. Je fais face, le mec tient une fille devant lui. Je tire dans l’épaule de l’adolescente, je n’ai pas le temps de tergiverser. Elle hurle, le gars derrière est touché. Il la jette vers moi, j’ai le réflexe de la retenir et là il me tire dessus. Je recule sous l’impact, mes yeux s’écarquillent sous la douleur. On m’a déjà tiré dessus avec le gilet, ça fait mal mais là, c’est différent. Je tire, lui aussi, on se blesse, mon souffle est coupé, je pars en arrière. Dans la cohue, les filles se sont écartées, je trébuche, troisième tir, mon corps est propulsé contre la fenêtre, le verre se brise et je la traverse alors qu’une quatrième balle me touche à l’épaule. Je me souviens juste de mon tir qui part, sans savoir si je l’ai touché.

Je chute. Par chance, il y a un store banne extérieur, il amorti ma chute. Je roule dessus et chute dans piscine. Mes poumons sont comprimés, je ne sais même plus où j’ai mal car j’ai l’impression que la douleur est partout. Ne pas couler, c’est tout ce que je me dis. Mais j’ai à peine la force de remonter à la surface. La piscine se rougit de mon sang. Il y a tellement de bruit : m’a-t-on vue tomber ? Quelqu’un va-t-il me sauver ? Je me sens sombrer, étouffer et curieusement, c’est moins douloureux que le reste.

Juste avant que je ne manque totalement d’air, des bras puissants me sortent de là. Il hurle. Je sais que c’est il à la voix, mais je ne parviens même pas à la reconnaître. Je suis sortie de l’eau, j’ai l’impression d’être secouée. Je respire mais c’est laborieux. Je ne sais pas combien de temps ça dure. Je vois des visages au-dessus de moi, une lumière rouge. J’ai froid. Je ne sens plus grand-chose mais quand il me prend la main c’est comme un électrochoc. Nate est penché sur moi. J’essaie de me raccrocher à son regard, mais je me sens couler à nouveau. Il disparait de mon champs de vision, des ambulanciers retirent tant bien que mal mon gilet. Je crois qu’ils parlent de balles perforantes. Est-ce que je vais mourir ? Louis, aide moi !




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MessageSujet: Re: The day I die Mer 22 Fév - 19:00



The Day I Die

Je grogne, je râle, je bougonne façon vieil ours mal léché mais Naomie a raison, on ne peut pas laisser les filles comme ça. J'aurais tout le temps de lui passer un savon quand on sera sorti de cette merde et je n'y manquerai pas d'ailleurs. Je vais lui passer l'envie de recommencer et de me refaire ce coup foireux. Pour le moment, elle semble avoir compris et prend la sage décision de me suivre. Elle le sait en plus qu'on est tellement plus efficace quand on est ensemble, quand on fait équipe. On entend des bruits qui proviennent d'un peu partout, on ne sait pas trop par où commencer, il y a tellement de pièces à couvrir. Elle couvre la droite, je m'occupe de la gauche, on avance ensemble et pas un ne va plus vite que l'autre.

On est sur le qui-vive tout les deux, à l'affût du moindre mouvement suspect. D'ailleurs quand la porte de derrière s'ouvre, juste devant nous, on est prêt à faire feu. Heureusement, on a le réflexe de vérifier de qui il s'agit parce que sinon, nos collègues se seraient retrouvés avec le torse criblé de balles. Rapidement, on se met d'accord sur qui va où. Ils prennent le sous sol, Naomie et moi on monte au premier. C'est parti. On monte quelques marches avant de se retrouver sous le feu ennemi. A plat ventre dans les escaliers, on tire sans trop savoir où viser. Heureusement pour nous, le mec a u y aller comme un bourrin puisque son chargeur est vide. Le clic caractéristique me donne le signal et je fais signe à ma coéquipière de speeder pour monter. Le mec n'a pas le temps de finir de charger, on le troue de balles et il s'écroule au sol. On a aucune idée de combien ils sont et bordel ça, ça aurait été un putain d'avantage ! Naomie passe la première pièce, rien, je m'occupe de la seconde, rien non plus. A tout les coups, elles sont toutes en bas et nous ici, on est comme des cons. Dans la troisième pièce, les choses sont différentes. Il y a des filles, elles sont toutes agglutinées dans un coin et sont complètement effrayées. Naomie prend les devants, elle essaye de leur demander combien elles sont, si il y en a d'autres dans la pièce d'à côté mais forcément, elles ne parlent pas notre langue et elles ont la trouille.

Les choses s’accélèrent, ça pète, il y a de la fumée dans le couloir d'où on arrive. Je plisse les yeux pour surveiller la porte qui donne sur le couloir, je vois quelqu'un, il tire, je riposte. De là où je suis, je ne vois pas Naomie, je vois juste la porte qui donne sur la seconde pièce qui s'ouvre dans un grand bruit. Ça tire, j'entend des cris. Je me fais tirer dessus et je ne peux pas quitter ma planque, je suis coincé. Le mec du couloir ne tarde pas à arriver, il ne me voit pas, je tire, il tombe. Au moment où je me retourne pour voir si Naomie va bien, je vois un mec lui lancer une gamine et alors qu'elle la rattrape, ce fumier lui tire dessus. Elle riposte, lui aussi. Les filles dans la pièce gueulent tout ce qu'elles peuvent. Ce qui suit est le genre de scène que tout policier veut éviter. Le mec tire une quatrième fois et touche Naomie de plein fouet. Je le bute d'une balle dans la tête et alors que je m’apprête à aller voir la jeune femme, je me rend compte qu'elle a disparu. Il ne faut que quelques secondes à mon cerveau pour comprendre ce qu'il vient de se passer. Le tir, la fenêtre brisée. Je me précipite vers le bord, je jette un coup d'oeil vers le bas en priant que tout va bien seulement c'est pas le cas. L'eau de la piscine a pris une couleur rouge sang et je ne vois pas Naomie. Sans hésiter, je saute.

Je remonte à la surface, je regarde autour de moi, elle est là. Je l'attrape sans ménagement, il faut que je la sorte de là et que je fasse compression sur sa blessure. Mon cerveau fume, j'ai le coeur qui bat à cent à l'heure et je prie. Je prie de toutes mes forces, je prie que ce ne soit que superficiel et que je n'ai pas à annoncer sa mort. Je la tire de toutes mes forces pour la sortir de la piscine et là je me rend compte que c'est grave.

- A l'aide ! Il me faut de l'aide ici !!!

C'est tellement le bordel autour de nous que je sais que personne ne va m'entendre et que lorsqu'ils arriveront, il sera sûrement trop tard. J'appuie de toute mes forces sur sa plaie et je la fixe droit dans les yeux, je lui parle pour pas qu'elle s'endorme, faut pas qu'elle s'endorme.

- Allez ma belle, tiens bon, tout va bien se passer, les secours vont arriver ok ?

Je m'en rend pas compte, mais je pleure. Ca pue, je le sais, je le sens. Les secours arrivent enfin et me virent pour se faire de la place. Ils lui retire le gilet et là j'entend les mots "balles perforantes". Je baisse les yeux vers mes mains, elles sont recouvertes de sang. Je panique, j'ai envie de leur péter la gueule. Je hurle, je gueule après tout le monde et je suis même à deux doigts de cogner l'ambulancier quand il me dit que j'ai pas le droit de monter dans l'ambulance avec elle. Heureusement, il est intelligent et me laisse monter. Pendant tout le trajet qui nous mène vers l'hôpital, je ne quitte pas le moniteur des yeux, priant pour que la ligne plate n'apparaisse pas...
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MessageSujet: Re: The day I die Ven 24 Fév - 15:54





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Bas quartiers. Un soir de Juillet 2016.
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Je ne peux pas dire combien de temps s’écoule alors que je me sens en pleine dérive.  La douleur laisse place à une étrange zénitude. Je ne peux pas vous dire si je vois une lumière, mais pour sûr je vois le noir total. Je sombre et je ne trouve rien pour me raccrocher. C’est comme si j’étais plongée dans un lac noir, que ma respiration s’éteignait au fur et à mesure que je rejoignais les profondeurs.
Le moniteur indique ALERTE ligne plate, un biiiiiiiiiiiiiiip continu. Les ambulanciers me perdent qu’ils crient mais en réalité ce n’est pas eux qui me perdent, ce sont mes proches. A commencer par Nate. Il est spectateur de mon passage à trépas. On tente de me ramener, on me choque. Mon corps lévite presque sous la décharge électrique. Une fois, deux fois. Ils augmentent la charge. Je ne bronche pas. Je suis têtue, vous savez. Même dans la mort.
L’ambulance trace, la sirène hurle, ils arrivent aux urgences. Les médecins m’attendent et parmi eux, mon frère. Robin. Si je pouvais voir ce qu’il se passe, je m’en voudrais de leur imposer une telle souffrance à tous. Il demande un rapport, l’urgentiste raconte. Robin blêmit, il chasse ses larmes. Il hurle des ordres aux infirmières pendant qu’on pousse le brancard à l’intérieur. Nate suit Robin, qui fait signe de le laisser venir dans le bloc. Après les chocs, je me reçois une piqûre d’adrénaline en plein cœur. Mon frère ne veut pas que je parte, il refuse. Il fait tout ce qu’il faut. Les autres s’occupent de mes blessures pour éviter qu’elles n’empirent, on me perfuse du sang car visiblement c’est la perte de mon flux vital qui a le plus jouer contre moi. Mais rien n’y fait. Je suis inerte. A des années lumières. Il finit par sauter sur mon brancard, à califourchon sur moi il me fait un massage cardiaque. Une infirmière tente de le retenir, mais il n’écoute rien. Sa douleur est trop grande, il ne peut pas encore perdre un cadet, pas sa petite sœur. Pour Louis il n’a rien pu faire, Louis était en Irak. Moi je suis ici. Mais je ne l’aide pas. Avant qu’il me brise les côtes ou le plexus, des bras forts le tirent en arrière. C’est Caleb, son ami médecin urgentiste. Robien se débat mais il n’a presque plus de force.

. CALEB|C’est trop tard. On ne peut plus rien faire. Laisse la partir.

Robin hurle son désespoir. Il y a ceux qui le regardent comme une bête curieuse et ceux qui détournent les yeux car trop touchés par cette perte même s’ils ne me connaissent pas forcément. Et puis le regard de Robin se pose sur Nate. Il lui faut un coupable. Il se rue sur lui pour lui mettre son poing dans la gueule.

. ROBIN|Pourquoi ?! Pourquoi ?!

Je reste là, perdue dans le lac noir. Je sens une douce chaleur m’envahir. Une odeur. C’est Louis. Je le reconnaitrais toujours. Il sentait toujours la menthe et la clope, et le sable. Oui, le sable chaud. Je l’appelle. Il ne me répond pas mais c’est comme s’il m’enveloppait de ses bras forts. Je pleure. Oh mon dieu, Louis. Tu nous manques tellement. Et je comprends que moi aussi je vais leur manquer. Je comprends aussi que si Louis est là maintenant, c’est qu’il sera toujours là, que je le retrouverais plus tard. Bien plus tard. Alors je lutte pour remonter. Alors il me pousse vers le haut. Au revoir Louis, je t’aime mon frère.

Il s’est écoulé QUARANTE CINQ MINUTES. Je suis morte dans l'ambulance il y a presque une heure. Encéphalogramme plat. Le froid me percute avant même que j’ouvre les yeux. J’ai comme un spasme, je me redresse d’un coup en inspirant de façon étrange. Le drap posé sur moi glisse. Puis ma tête tourne et je retombe sur le brancard froid. Il n’a même pas de drap en dessous parce que je suis à la morgue. J’ai mal, je me contracte. Un visage féminin se penche au-dessus de moi, j’ai du mal à la reconnaître de suite, mais c’est une amie de mon frère – médecin aussi.

Il va se passer du temps, des heures avant que je puisse voir mes proches (hormis Robin). Je suis auscultée sous toutes les coutures, je comprends que je suis un cas d’école, rarissime, une sorte de miracle. Moi, je suis morte. Non, lessivée. Morte, je ne le suis plus. C’est fou. Par contre j’ai envie de dormir…

Ce que je saurais plus tard c’est que Robin a été prévenu alors qu’il était dans le hall se préparant à aller l’annoncer à nos parents. Il attendait que Max vienne le chercher parce qu’il n’était pas en état de conduire. Nate était encore là, une poche de glace sur l’œil, entouré des collègues arrivés pour prendre des nouvelles et finalement le soutenir. Caleb, alerté par Alexie est arrivé en courant. Il a hurlé :

. CALEB|Elle est vivante ! Naomie est vivante !




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MessageSujet: Re: The day I die Dim 26 Fév - 17:52



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Assis dans l'ambulance en route vers l'hôpital, mes yeux ne cessent de fixer la ligne sur le moniteur. Ma main tient celle de ma collègue, j'essaye de ne pas gêner le médecin qui essaye de la maintenir en vie. J'ai envie de gueuler, de leur dire de faire ce qu'il faut mais ça serait inutile puisqu'ils sont déjà en train de faire ce qu'il faut... Je ne sais pas combien de minutes depuis notre départ se sont écoulées mais lorsque la ligne devient plate sur le moniteur, j'ai l'impression qu'elles se sont écoulées trop vite. Ce bip continu me rend fou, me donne envie de tout casser. Je me fait dégager pour faire de la place, je ne peux rien faire à par la fixer, prier pour qu'elle revienne à elle et que tout ça ne soit plus qu'un lointain souvenir. Toutes sirènes dehors, l'ambulance fonce... Ils la choquent, à chaque fois que son corps ondule sous les électrochocs, je serre les dents et les poings. A chaque fois la décharge est plus forte mais rien n'y fait, rien ne se passe... Naomie reste toujours sans vie.

A peine l'ambulance s'est arrêtée que je bondis hors de l'habitacle. Du coin de l'oeil je vois Robin, le frère de Naomie. Je ne sais pas quoi lui dire, de toute façon j'ai pas envie de parler. Ça gueule de partout, tout le monde s'agite. J'ai la sensation d'être dans un épais brouillard, je ne contrôle plus rien autour de moi et j'ai une putain de trouille. La seule chose que je veux, c'est la suivre, ne pas la laisser. Je veux être là même si je dois la voir mourir... Je veux pas qu'elle pense que je l'abandonne. Robin me fait signe de le suivre, il fait savoir que je peux le suivre dans le bloc. On m'harnache, on me fout l'équipement obligatoire, je m'empresse d'entrer dans le bloc. A l'écart, j'assiste impuissant à la scène. Les poings serrés le long du corps, je les regarde lui faire des injections, s'occuper activement de ses blessures alors que Robin, s'est placé à califourchon sur elle pour lui faire des massages. Les yeux rivés sur le moniteur, j'attend que la ligne fasse des bosses, de belles grosses bosses... Les secondes passent et se transforment en minutes... Toujours rien, la ligne est toujours plate. Pas besoin d'être médecin pour comprendre que c'est fini, qu'elle ne reviendra pas, qu'elle est partie pour de bon...

Ma poitrine se serre, je me sens pas bien, j'ai envie de gerber et puis cette odeur qui flotte dans le bloc, cette odeur de désinfectant mêlé à celle de la mort m'insupporte. Faut que je sorte, maintenant ! Un collègue de Robin vient lui dire d'arrêter alors que ce dernier s'acharne en vain pour la faire revenir. Il hurle et sans m'en rendre compte je me met à pleurer. Ma mâchoire se serre, les larmes roulent sur mes joues. Je viens de perdre ma coéquipière, mon amie... Avant même que je comprenne ce qu'il se passe, j'aperçois rapidement Robin qui se rue vers moi et qui me colle son poing dans la tronche. Je fais un pas en arrière sous le coup, j'ai la pommette légèrement ouverte, je vais avoir un beau bleu mais je ne fais rien. Je le comprend, pour moi aussi je suis responsable de la mort de sa soeur. C'était mon devoir de la surveiller, de la protéger et j'ai failli.

Une infirmière s'approche de moi pour soigner la plaie, je m'écarte violemment et je quitte le bloc. Je ne sais pas combien de temps j'erre dans les couloirs de l'hôpital. Les yeux dans le vague, totalement perdu, je ne sais plus quoi penser... J'ai même envie d'arrêter, de ne plus être flic. Je finis par atterrir par je ne sais quel miracle dans la salle d'attente. Les collègues sont déjà là et c'est avec soulagement que je vois que les deux qui étaient avec nous dans la maison sont encore en vie. Je m'installe sur une chaise et à peine m'a t'on demandé comment elle va que je me met à pleurer, évacuant toute la colère et la tristesse que j'ai emmagasiné depuis toute à l'heure. Les coudes posés sur les genoux, la main prise dans mes mains, je me laisse complétement aller, ce qui est une chose assez rare me concernant.

Je pleure un long moment et lorsque je finis par me calmer, un collègue me ramène une poche de glace à poser sur ma joue. Ils sont tous là, presque tout le commissariat est venu pour elle. Faut dire que c'était une fille bien et que tout le monde l'aimait... Ma gorge se noue et je dois prendre sur moi pour ne pas me mettre à pleurer encore une fois.

Je ne sais pas combien de temps on reste là à attendre, je ne regarde même plus l'heure, de toute façon j'ai pas envie de rentrer chez moi, j'ai pas envie de me retrouver seul. Je ferme les yeux alors que des pas retentissent dans le couloir. C'est le pote de Robin, il arrive en courant, manquant de percuter une infirmière et se met à hurler à pleins poumons que Naomie est vivante. Je me lève d'un bond de ma chaise, je le fixe. Bordel si c'est une blague c'est pas drôle et je vais pas hésiter à lui coller mon poing dans la gueule !
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MessageSujet: Re: The day I die Mer 1 Mar - 15:06





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Bas quartiers. Un soir de Juillet 2016.
J'ai du mal à réaliser ce qu'il s'est passé. Je suis à moitié stone avec tout ce qu'on me met dans les perfusions. Mes frères sont passés, mes parents aussi, Alexie a beaucoup été là également. Je n'ai pas retenu tout ce qui c'est dit, j'ai compris que j'ai le signe de Lazare. Si ça se dit comme ça. Je n'en avais jamais entendu parler avant, je sais juste que ça provient de Lazare, mort depuis quatre jours et mis dans un sépulcre, serait sorti vivant de la tombe sur l'ordre de Jésus. Je n'ai pas mis quatre jours mais quarante cinq minutes, c'est déjà énorme ! Maintenant ils cherchent à savoir si j'ai vraiment été morte, s'il n'y a pas eu défaillances etc. Je m'en fiche, tout ce que je sais, c'est que la vie m'a offert une seconde chance et je ne vais pas passer à côté.

Les heures passent, je ne saurais même pas dire si c'est le même jour tant je suis à côté de mes pompes. A un moment, j'ouvre les yeux car j'ai cru entendre une nouvelle voix. Mon père est debout, il me cache le nouveau venu. Je crois entendre un merci et ils se prennent dans les bras. Mon père s'écarte et laisse apparaître Nate. Je sens mon cœur accélérer. Là, je suis bien certaine d'être vivante. Il s'approche mais s'arrête à quelques mètres pour m'observer. Je dois avoir une vilaine mine, sans compter les tuyaux que j'ai ci et là. J'arrive à capter son regard et en réunissant mes forces, je lui fais signe d'approcher.

. NAOMIE|Nate...  

Ma voix est un murmure. Je me racle la gorge mais c'est douloureux alors je grimace. Il comprend de suite et m'apporte le verre avec une paille. Il m'aide à boire. Je lui souris. Cet homme est toujours là pour moi. C'est mon collègue, mon ami, mon sauveur. Il m'a sauvé la vie car s'il ne m'avait pas sortie de la piscine, je serais morte bien avant et certainement sans espoir de retour.

. NAOMIE|Tu m'as sauvée...  

Jusque là j'ai pu retenir mes larmes, j'étais trop shootée, mais là, je les sens monter. Je renifle. Mais je ne peux les contenir. Je me mets à pleurer, un torrent.

. NAOMIE|Je suis désolée, Nate. Désolée d'avoir... d'être...



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MessageSujet: Re: The day I die Mar 7 Mar - 15:13



The Day I Die

Incrédule, dans le flou le plus total, je reste sans rien dire, assis sur ma chaise à fixer le type qui vient de dire que Naomie est en vie. Merde je suis pas médecin mais c'est pas normal ça hein ? Comment on peut revenir à la vie... Putain, comment elle a pu revenir à la vie ? Il n'y a plus personne qui parle dans la salle d'attente, on est tous là à comprendre ce qu'il se passe, à chercher une explication valable à ce que vient de nous dire le médecin. Les collègues se prennent dans les bras, ils rient, ils me serrent dans leurs bras, mais je reste sans rien dire. Je n'ai pas une seule réaction, j'attend juste de voir, de vérifier de mes propres yeux que ce ne sont pas des conneries et que je suis pas en train de rêver. J'ai les oreilles qui bourdonnent, je me sens pas bien, j'ai besoin de sortir.

Je me lève de ma chaise et je quitte la salle d'attente dans la précipitation. Je trouve un banc dehors, du côté des arrivées d'ambulance et je m'y assois. Les yeux perdus dans le vide, je fixe un point. Il y a du mouvement, de l'agitation, pourtant, c'est comme si j'étais dans une bulle. Je me sors un paquet de clopes de ma poche, j'allume une cigarette, puis deux, puis trois... jusqu'à ce que le paquet soit vide. Je ne sais pas combien de temps il s'est passé depuis que je suis sorti dehors et à vrai dire je m'en fous. Mais lorsque je lève le nez de mon paquet de cigarettes, je tombe nez à nez avec un collègue qui me fait savoir que la famille veut bien que j'aille voir Naomie si je suis prêt. Je déglutis, j'ai envie de lui demander si il l'a vue, si tout ça c'est réel et si je ne suis pas en plein rêve... J'ai même envie de lui demander de m'en coller une histoire de m'assurer que je ne dors pas... Je jette mon paquet vide dans la poubelle et je me lève du banc. Je frotte mes mains sur mes jambes, j'ai le coeur qui bat à cent à l'heure.

La salle d'attente est bizarrement vide, il n'y a plus grand monde, les trois quarts des collègues ne sont plus là. L'un d'eux me sourit, je crois même qu'il me dit que ça va aller mais je n'entend pas vraiment. Le pas lent, les yeux levés vers les néons qui éclairent le long couloir, je réfléchis à deux milles à l'heure. Je dois lui dire quoi moi ? Je bouscule quelqu'un, je ne prend même pas la peine de m'excuser. Le temps d'atteindre la chambre me paraît tellement long et pourtant si court. Devant la porte de la chambre, je fixe la poignée durant de longues secondes avant de me décider à donner un léger coup, puis deux. C'est le père de Naomie qui m’accueille et avant même que j'ai pu lui dire quelque chose, il me serre dans ses bras. Surpris et décontenancé, il me faut quelques secondes avant de lui rendre son étreinte virile. Il finit par s'écarter et je la vois enfin. Bordel elle était encore morte il y a quelques heures... pourtant elle est là, bien vivante comme l'indiquent les bips qui s'échappent du monito. Je m'approche, je sais pas trop comment je dois réagir. Lorsque je vois tout les branchements qui lui sortent de partout, je m'arrête. J'ai jamais aimé les hôpitaux et tout ça ne va pas aider à améliorer mon opinion sur ces endroits.

Ses yeux cherchent les miens, j'essaye de les éviter quelques secondes, mais c'est plus fort que moi, je finis par fixer mon regard aux siens. Elle murmure mon prénom, mon coeur se serre. Elle est toute pâle, les yeux cernés, on dirait un fantôme... Elle me fait signe d'approcher. Elle grimace et c'est tout naturellement que je lui amène une paille et un verre d'eau.. Je l'aide à boire.Une fois chose faite, je pose le tout sur la petite table et je m'assois sur la chaise à côté du lit. Ses paroles me serrent la poitrine et la gorge. Je prend délicatement sa main dans la mienne et je lui fais un sourire. Elle se met à pleurer, j'ai envie de pleurer aussi mais je me retiens. Je lui caresse le front et je lui dis..

- Désolée d'être quoi ? Imprudente et têtue ?

Je souris un peu plus, j'essaye de dédramatiser la situation. Je serre un peu plus sa main.

- Le plus important c'est que tu sois là ok ? Je m'en fous de tes excuse...
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MessageSujet: Re: The day I die Mer 8 Mar - 14:26





The day I die

Bas quartiers. Un soir de Juillet 2016.
Désolée d'être morte. Voilà ce que je n'arrive pas à dire. En y réfléchissant, comment dire ça ? C'est absurde. Nate fait tout pour me soutenir et je me calme. Je renifle et le tube me fait un mal de chien.

. NAOMIE|Vivement que je sorte d'ici. 

Pas demain la veille, je m'en rends bien compte. Disons que c'est à mon tour de dédramatiser, d'essayer. Je m'essuie le visage d'un revers de la main et essaie de sourire à mon ami. Il a les traits tirés, il n'a pas du dormir. Il a aussi un bel oeil au beurre noir.

. NAOMIE|Il t'a pas loupé. 

Je ne sais pas que c'est mon frère, le moins violent en plus. J'imagine que c'était pendant l’assaut de la maison. Il ne s'en est pas vanté, il se doute bien que je lui aurais passé un savon. En théorie. Parce qu'en pratique, je ne suis pas en état.

. NAOMIE|Nate... Vous les avez tous eus ? Est-ce que les filles sont vivantes ?

Je sais qu'elles ne le sont pas toutes, mais je pense à celles de la chambre. Ont-elles eu ma chance ? D'ailleurs je ne sais pas si c'est une chance. En un sens évidemment ! Je préfère être ici avec mes proches, parce qu'ils ne savent pas qu'on se retrouvera. En plus j'ai encore à vivre. Je veux me marier, avoir des enfants. Mais j'ai peur. J'écoute Nate me répondre et la peur s'insinue en moins comme un poison. Le moniteur s'accélère, c'est parce que j'angoisse. Nate me lance un regard flippé, je lui sers la main. Je respire à fond, comme j'ai appris quand j'ai tenté le yoga. On peut dire que ça fonctionne. Il veut savoir quoi, et s'il doit appeler une infirmière. Je lui fais signe que non.

. NAOMIE|Je... C'est tellement bizarre ce qui m'est arrivé, j'ai peur de rêver.



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MessageSujet: Re: The day I die Lun 13 Mar - 14:44



The Day I Die

Les discours touchants et tout ces trucs pleins d'émotion, ce n'est pas vraiment moi. Je suis pas du genre à pleurer, à dire ce que je pense et encore moins à dire à quelqu'un qu'il compte pour moi. Et là, on est en plein drama... Naomie revient d'entre les morts, je sais pas comment c'est possible et bordel elle m'a fait chialer, le genre de truc qui m'arrive jamais et que je refoule. Assis sur ma chaise, sa main serrant la mienne, je ne la quitte pas des yeux et bizarrement j'en ai rien à foutre qu'elle me voit en train de pleurer... elle ou quelqu'un d'autre... Je lui souris quand elle me dit qu'elle a hâte de sortir. Naomie 2.0... mais toujours le même caractère de merde et de bourrique.

Je reste silencieux alors qu'elle tourne ses yeux vers moi. A sa réflexion, je ne peux pas m'empêcher de passer un doigt à l'endroit où le poing de son frère a tapé mon visage et je grimace. Non je ne lui dirai pas qui est-ce qui m'a fait ça parce que j'aurais certainement fait pareil à sa place. Je préfère faire comme si de rien n'était et je lui répond en lui faisant un clin d'oeil.

- Je suis solide, je vais m'en tirer t'en fais pas.

Toujours à faire l'idiot pour dédramatiser et ça ne changera pas. Les traits de Naomie se ferme, j'ai envie de lui demander si tout va bien, si elle a mal quelque part mais c'est pour une toute autre raison. J'ai envie de lui dire de ne pas se préoccuper de tout ça, de se reposer, mais la connaissant, elle est capable de se lever pour aller se rendre compte d'elle même. Je passe une main dans mes cheveux et je me gratte le menton avec ma main libre. Mon autre main presse un peu plus fort la sienne, sans pour autant lui faire mal.

- Elles sont toutes vivantes Naomie... Toutes. Et c'est grâce à toi. Si tu n'avais pas fais ta tête brûlée, il y aurait eu des morts... beaucoup..

Je sais de qui elle me parle, celles de la chambre... celles qui étaient avec elle quand elle passée par la fenêtre... Rien que de repenser à cette scène, j'ai un frisson qui me court le long de l'échine. Je relève les yeux vers Naomie alors que son rythme cardiaque s'emballe. Mes regards passent de son visage au moniteur. Elle me sert la main, sa respiration se fait plus rapide, elle essaye de se calmer mais je vois que ça ne fait pas beaucoup d'effet. Je lui demande si ça va, si elle veut que j'appelle une infirmière, elle me dit que non. Pourquoi ça ne m'étonne même pas... Elle finit par se calmer et je souris quand elle me dit qu'elle a l'impression de rêver. L'air taquin, je lui dis.

- Si tu veux je peux te pincer pour te prouver que tu ne rêves pas...

Je suis interrompu, il y a du monde qui entre dans la chambre. Médecin et infirmière. D'un regard ils me font comprendre que je dois quitter la pièce. Je me lève de la chaise sans lâcher sa main et de dépose un baiser sur son front.

- Repose toi Xena, je repasse plus tard avec des nachos.

Nouveau clin d'oeil. Mes derniers mots me valent des regards noirs mais je m'en fous. Elle revient d'entre les morts, elle a bien le droit de bouffer ce qu'elle veut merde. Je quitte la pièce après lui avoir souris.
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