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The bitter end

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Hello, my name is
and I Kill fucking zombies






MessageSujet: The bitter end Mer 15 Fév - 15:01





The bitter end

Quartier commercial. 29 décembre 2016.
Depuis plusieurs jours nous sommes submergés de travail. J'avais posé des congés pour les fêtes de fin d'année puisque nous avions Moïra mais dès le 25 mon chef m'a demandé de revenir. Le taux de criminalité explosait les quotas habituels et n'a fait qu'augmenter depuis. Nous ne savions pas grand-chose. Nate m'avait raconté sa folle nuit du 26 au 27, des hommes qui mordent et agressent. Je sais qu'il ne ment pas mais ça me paraissait fou. Je n'y ai cru que le soir lorsque j'ai moi-même du affronter ce genre d'individu. Isolé mais aussi dangereux qu'un chien enragé. Il n'a pas écouté mes sommations, je lui ai tiré dans la jambe, il a continué à avancer comme s'il ne sentait pas la douleur. J'ai pu le menotter, non sans lui briser un bras. Là encore, aucune réaction. De plus près son état m'avait glacé le sang. Il était clairement malade, mais atteint de quoi ? Les consignes ont commencé à arriver : contagion, limiter les dégâts mais tuer si nous n'avions pas le choix. Première fois de ma vie que j'entendais ça. Il ne s'agissait pas de dealers mais de civils lambda. Que diable se passait-il ?

Vingt-quatre heures encore plus tard, je suis appelée en renfort pour une émeute au centre commercial. Je suis supposée rejoindre Nate sur place car je suis la plus près. A la radio on parle d'un bain de sang. Je prends juste une minute pour téléphoner à mon père : il doit prévenir la famille de ne plus sortir, VRAIMENT ! Il ne remet pas mes ordres en doute, c'est un ancien flic après tout.  

. PAPA|Loi Martiale ?  
. NAOMIE|C'est une question d'heures.

Pas besoin d'en dire plus. J'ajuste ma veste et mon gilet pare-balles. Même si depuis Juillet je n'ai plus une totale confiance en lui. Je suis consciente que tout le monde n'a pas de balles perforantes mais... disons qu'au moins je suis plus vigilante.
Mes armes sont prêtes, je les ai nettoyées ce matin. Elles ont plus servi en quelques jours qu'en plusieurs années. C'est malheureux. Je ne comprends rien. Grandma' dit que c'est le jugement dernier. Ma grand-mère tient une boutique ésotérique, pas des babioles pour touristes, une vraie de vraie. On la contacte pour des choses banales mais aussi pour le Hoo-Doo. Elle a vu un malade, sa famille l'a appelée pour le soigner. C'était au dessus de ses compétences. C'est là qu'elle nous a dit que le Jugement Dernier était proche. J'en frissonne encore. Je ne suis pas rassurée lorsque j'arrive vers le centre commercial. Des voitures sont encastrées les unes dans les autres, les gens hystériques courent dans tous les sens, suivis par d'autres qui marchent lentement. Je vois un collègue s'enfuir. Je me gare et sors du véhicule armée, fusil à pompe et beretta. Radio accrochée au gilet, je préviens que je suis sur place. Des tirs. Je cours, j'esquive les fuyards.

La vision à l'entrée du centre commercial est juste... horrible. Ma radio grésille, plusieurs messages s'échangent. Des collègues à l'intérieur se disent cernés, ils hurlent. J'en ai le sang glacé. D'autres appellent à plus de renforts mais ailleurs en ville d'autres émeutes ont éclaté. Ici, en prime, des civils en profitent pour piller les magasins, explosant les vitrines. Je regarde la foule sans savoir quoi faire, qui arrêter ? Dois-je tirer ? La réponse vient comme par magie. Le chef nous donne l'ordre d'abattre les contaminés. Ce mot résonne tristement en moi.

. NAOMIE|Armstrong au rapport. Message reçu. Je vais dégager la voie pour les policiers coincés dans le centre.

Ainsi j'indique ma position. L'entrée principale est un tel capharnaüm que je décide de passer par le côté, point livraison. Il y a moins de monde. Je cours. Du coin de l’œil, je vois une jeune fille encerclée par des contaminés. Je respire un bon coup. Je les somme une fois. Ils tirent sur ses vêtements, la font tomber. Je n'ai jamais tué de sang froid... Je tire en pleine tête, c'est plus facile à viser que le cœur. Le premier tombe au sol. Les autres ne font pas attention et continuent. Je tire à nouveau. Pour le dernier je dois m'approcher pour ne pas blesser l'adolescente. Il est sur elle, il cherche à la mordre. Je prends ma matraque. Mon regard croise celui, terrifié, de la jeune fille.

. NAOMIE|Tourne la tête !

Je lève le bras et l'abat violemment sur le crâne de l'agresseur.




_________________


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Sur moi: Mon blouson, ma batte de baseball, ma paire de poings américains et mon pendentif (croix catholique).
Dans mon sac:

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Localisation : Nouvelle-Orléans


MessageSujet: Re: The bitter end Lun 20 Fév - 18:56


Jordan & Naomie
The Bitter End
welcome to the beginning of the end...


29th December 2016

VOTRE CORRESPONDANT EST INJOIGNABLE POUR LE MOMENT VEUILLEZ RAPPELER ULTÉRIEUREMENT.
VOTRE CORRESPONDANT EST INJOIGNABLE POUR LE MOMENT VEUILLEZ RAPPELER-
VOTRE CORRESPONDANT EST INJOIGNABLE POUR LE MOMENT-
VOTRE CORRESPONDANT EST INJOIGNABLE-
VOTRE CORRESPONDANT EST-
VOTRE COR-



Jordan jette rageusement son téléphone. Celui-ci rebondit sur le matelas.
Impossible de la joindre sa tante. Le réseau est pourri. La communication sature. C'est la merde. Margery n'est pas rentrée. Elle est absente et injoignable depuis hier soir, 18h30. Au début, il n'y avait pas de quoi s’inquiéter. Peut-être faisait-elle des heures supp ? L'horaire de nuit ? Elle avait dormi chez une collègue ? Non. C'est possibilités sont débiles. Margery n'est pas comme ça. Elle rentre toujours et, surtout, elle répond toujours à ses appels, en temps normal. Tout ça est impensable. Aussi impensable que ces trucs qui traînent dans les rues. Putain. PUTAIN. Les infos, les ragots, toutes ces rumeurs à la con parlant de cannibales... C'était vrai. Putain. Ils sont là. Dans la rue. Partout. Ils sont peu, mais bien présent. Ils sont peu, mais se multiplient.
Pour combien de temps sont-ils peu ?

Jordan est choquée. Elle ne peut pas le croire. Elle ne veut pas le croire. Tout ça... Tout ça défie les lois de la logique ! Du naturel ! Tout ça est impossible, merde, impossible !
Et pourtant... Oui... Et pourtant...

L'étudiante ne peut pas rester là, chez elle, seule. Rester chez soi ne changera rien. Au contraire, elle doit sortir, trouver sa tante, ses amis... Elle a décidé de sortir armée. Batte en main et poings américains. Elle a pris deux trois bricoles jugées utiles dans un sac, au cas où, sait-on jamais. Elle s'est installée sur la selle de son vélo et s'est mis à pédaler. Elle roule vite. Elle évite de s'approcher des gens. Elle trace simplement sa route vers le centre commercial.
Là-bas, c'est la panique. Y'a des vols, des rackets... Les rebelles qui sommeillaient en chacun se sont réveillés. Et ils se déchaînent, plus ou moins violemment. Plus ou moins humainement.
Jordan descend de son vélo et l'abandonne sur le trottoir. Elle n’espère pas le retrouver après. Cela ne servirait à rien : elle sait que les chances qu'il soit volé entre-temps sont énormes. Tant pis. Elle sait marcher, et, mieux que ça, sprinter.

Jordan s'est engagée dans le bâtiment. On y voit pas grand chose, pas mal de néons sont cassés, mais, la brune s'y fait. Elle commence à chercher. Elle appelle dans le vide. Espère un quelconque signe de présence venant de sa tante...
Rien. Le silence. Juste le silence. Non... Attendez... Des grognements ?
La miss ne l'a pas vu venir. Un gars l'a agrippé par le bras. Machinalement, elle l'a repoussé, le frappant à la mâchoire. Vieux et mauvais réflexes. Un bruit écœurant de craquement s'est fait entendre. Elle lui a probablement brisé l'os. Et, pourtant, il ne bronche pas. C'est pas humain... Même pas un signe de douleur... Rien... Juste des grognements.

C'est alors qu'un second fait son apparition. Puis un troisième. Merde ! La voilà bloquée par une étagère. Elle ne peut pas reculer, ni foncer dans le tas.
Et là, tout est allé vite. Si vite.
Elle a perdu l'équilibre. Ils sont tombés par-dessus. Ils essayent de la mordre, elle les repousse et maintient aussi loin qu'elle le peut. Un tir s'est fait entendre. L'un des trois s'est écroulé. Un deuxième coup de feu. Une voix. Tourner la tête ? Hein ? Pourquoi ?
Un troisième tir. Des giclures de sang. Ah... Elle comprend mieux, maintenant. Heureusement, elle est parvenu à faire ce qui était demandé une fraction de seconde avant.

Jordan respire bruyamment. Pour une fois, elle ne pouvait pas cacher sa peur. Elle était prise de tremblements.
- C'était quoi ça, putain... C'était quoi...
Elle redresse la tête et l'aperçoit. La femme a qui elle doit une fière chandelle.
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